Gaianata

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La roue des fêtes sacrées

 

LA ROUE DES FETES SACREES DE L’ANNEE

 

          

 

 

Sabbats
Alors que les esbats sont liés à la Lune et dédiés à la Déesse, les sabbats sont des fêtes solaires suivant le rythme des saisons et célébrant les étapes symboliques de la vie du Dieu. Il y a 8 sabbats chaque année: un sabbat mineur à chaque début de saison, et un sabbat majeur à chaque milieu de saison.


          Les fêtes celtiques  pourraient venir d’un archaïque calendrier fonctionnel pastoral à deux saisons. Il correspondrait alors à la sortie et à la rentrée des troupeaux : Giamonios et Samonios (irl geim-red et samrad, gallois gaiaf et haf). Correspondant au fêtes de Beltaine/ 1er Mai (la fête des moissons en Grèce/ Fête des Fleurs ou Fête des Couronnes) et de Samhain qui coupent donc l’année en deux : arrêt du forestage où l’on chante « Nous n’irons plus au bois », et départ des troupeaux ; puis retour des troupeaux et reprise des coupes de bois.

          Les deux autres fêtes forment avec elles une “croix de Taranis” , notre dieu gaulois Å Sucellus “l’excellent ou le Bon frappeur” : ce sont la Lugnasad (1er août) ou Fête des Moissons des céréales en Europe du Nord (lugna : “moissons”, ou Lammas) et, (passé la Samhain/ moisson des fruits, ce qui forme la “Triade des Moissons” marquant la belle saison), la Chandeleur/ Imbolc ou Fête des Chandelles qui confirme la Re-naissance du Dieu-Fils (Soleil) à la Neu Helle/ Jul* (Ste Brigitte la Triple Mère).

 

        Ces quatre fêtes celtiques principales, Imbolc, Beltaine, Lugnasad et Samhain correspondent donc à un calendrier des travaux agricoles, tolérées par la religion Catholique. Ce qui ne prouve donc pas qu’ils ne connaissaient pas les quatre autres, d’autant que leur goût pour l’astrologie/ astronomie est fort connu. Mais, un fait est, on n’y trouve pas l’axe vertical des solstices ni celui horizontal des équinoxes : en tout cas ces fêtes solaires de première Fonction, plus cosmogoniques, plus religieuses et respectueuses de “l’ancienne coutume” et symbolisant l’axe du Monde se conservèrent mieux des destructions de l’Église.

 

          Il nous faut donc remarquer que ces fêtes de la croix de Taranis, sont décalées d’une quarantaine de jours sur celle de la croix des Solstices et des Équinoxes : Imbolc au début du deuxième mois, Beltane au début du cinquième, Lugnasad au début du huitième et Samhain au début du onzième.

 

Les Druides ne construisaient pas d’édifices, les cérémonies se déroulaient en forêt, dans des clairières sacrées. Un feu était généralement allumé au centre, et le cercle se formait autour. Le cercle, notion très importante, représente le cycle du temps, l’éternité, la Terre. Le cercle est sacré.

 

Après avoir remercié l’esprit des lieux un appel à la paix était lancé par une salutation aux quatre directions: le cercle ne pouvait être ouvert que si la paix régnait aux 4 directions. 

 


SAMHAIN 31 octobre (ou plus précisément la date de la nouvelle lune la plus proche de cette date du 31 octobre)

La Roue de l’Année commence à la Samhain. Elle est célébrée le 1er novembre chez les Celtes, elle marque la fin de la saison claire et le début de la saison sombre, qui va durer 6 mois. Samhain marque ainsi un temps de passage d’une dimension à l’autre, du monde terrestre à l’Autre Monde.

C’est la fête religieuse qui célèbre le début de la saison « sombre » de l’année celtique  (pour les Celtes, l’année était composée de deux saisons : une saison sombre et une saison claire).


C’est une fête de transition  — le passage d’une année à l'autre —  et d’ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux.

 

C’est le début de l’année du calendrier celtique : c’est le Nouvel An des sorciers. C’est le plus puissant et le plus sacré de tous les sabbats. C’est alors que le voile entre notre monde et le monde des esprits est le plus mince, permettant aux défunts, aux démons, aux anges, aux guides spirituels et aux spectres de se manifester plus facilement parmi nous.

 

C’est le moment idéal pour aller rencontrer nos ombres. L’ombre peut être comparée à notre inconscient, il n’y a rien à en craindre, c’est juste ce à quoi nous n’avons pas encore accès librement. Le fait d’aller explorer son ombre permet de la mettre en lumière et tel un explorateur, de ramener à la surface les trésors qu’elle recèle.

 

Hallowe’en ou All Hallow’s Eve (veille de tous les saints), qui est la version actuelle de cette fête met en scène les croyances liées traditionnellement à cette fête : avec tous ces esprits qui circulent librement, on pourrait craindre que des attaques surviennent, mais heureusement les puissantes citrouilles décorées montent la garde et chassent les mauvais esprits: les bougies placées dans les citrouilles symbolisent le côté clair du Dieu, qui repose désormais en gestation dans le ventre de la Déesse, préparant sa renaissance…

 

Jamais dans l’année la magie n’atteint une puissance telle que cette nuit-là, et certains sorciers qui sont prêts à recevoir de nouveaux pouvoirs les obtiennent des Dieux à cette occasion. Une fois Samhain passé, il s’écoule une période appelée le Mois des Morts: le mois de novembre tout entier est consacré aux défunts et est idéal pour communiquer avec les esprits.

 

Lors de la fête de Samhain, les celtes font leurs adieux au Dieu. Mais il s'agit d'un au revoir. Le Dieu n'est pas enveloppé des ténèbres éternelles; il se prépare à naître de nouveau de la Déesse à Yule.

Le Dieu (identifié aux animaux) tombe pour assurer la continuité de notre existence. C'est un temps pour réfléchir, pour revenir sur l'année qui vient de s'écouler, pour accepter un phénomène de la vie qui échappe à notre contrôle : la mort.

Si nous mettons cette fête en parallèle du cycle des saisons, cette période correspond au moment où la terre est au repos. Les graines sont dans le sol, prêtes à passer l’hiver au plus profond, dans une période de régénération, d’hibernation. La plongée vers les profondeurs de notre conscience fait écho à ce moment où les plantes se replient dans le sol et n’ont pas accès à la lumière directe du soleil.

 

Il est aussi possible de mettre cette célébration avec le cycle féminin. Miranda Gray découpe le cycle des lunes féminin selon quatre phases :

La Samhain est la période correspondante à la phase de la sorcière, des lunes qui est tournée vers une intériorisation intense.

YULE 21 décembre (Solstice d’hiver)

 

C’est la fête hivernale qui célèbre la chaleur du foyer et la ténacité de la vie.

 

Le sapin décoré, adopté par les chrétiens, est un symbole païen de respect envers les conifères, dont la verdure tenace en plein hiver symbolise la force de la vie. Le mot « Noël » signifie « Soleil nouveau », en l’honneur du Dieu Cornu qui vient de renaître.

 

Il s’agit de la période qui marque le passage du solstice d’hiver. Yule est l'époque de la nuit la plus longue et du jour le plus court de l'année.

 

Entre le 6 décembre et le 6 janvier, les fées Berchta, Holle ou Befana font leur tournée de foyer en foyer pour apporter des cadeaux aux enfants. Remarquez que dans d’autres mythologies les aspects du divin féminin n’ont pas été évincées des fêtes de Noël.

Il ne s'agit pas d'un emprunt fait au christianisme étant donné que l'ancienne religion, comme son nom l'indique est beaucoup plus vieille que le christianisme. Le solstice d'hiver est considéré depuis fort longtemps comme un temps de naissance divine.

On dit que Mithra est né à cette période. Ce fut simplement adopté par les chrétiens pour leur usage en l'an 273 de l'ère chrétienne.

Les druides célèbrent parfois Yule juste avant l'aube, puis regardent le soleil se lever pour couronner leurs efforts.
Puisque le Dieu correspond au soleil, Yule souligne le moment de l'année où le soleil renaît lui aussi. Les celtes allument donc des feux ou des chandelles pour accueillir le retour de la lumière solaire. Cette fête rappelle que la mort apporte finalement une renaissance.

 

Yule n’était pas anciennement concentré sur une seule journée mais faisait partie d’une célébration qui durait 12 jours. Cette fête célébrant la renaissance du soleil , elle fût aussi en relation avec la célébration de la maternité. Une célébration du féminin à propos de la relation entre la fertilité des femmes et celle des moissons, et la renaissance de la vie.

 

Lors des festivités allemandes appelées Mödraniht on vénérait les ancêtres aussi bien masculins que féminins. Les ancêtres féminines jouaient un rôle important en tant que gardiennes des lignées.

 

Une sainte traditionnelle associée à la lumière était fêtée aux alentours du solstice : Lucie (toujours fêtée en Scandinavie). En la représentant avec un épi de blé elle est reliée à une déesse agraire. Elle est souvent accompagnée par des enfants qui sont une déformation de la représentation initiale : elfes.

 

Pour les anciens, le solstice d'hiver, c'était le début de du soulagement après tous ces mois de noirceur, la preuve vivante du retour de la lumière, timide mais tangible. Yule célèbre cette intimité entre l'ombre et la lumière : c'est à la fois le jour le plus sombre de l'année, le plus court, mais aussi le retour de la lumière. C'est donc un bon moment pour alchimiser, transcender, dépasser nos ombres et nos peurs et nous offrir une nouvelle naissance, offrir aux parties de nous encore dans la matrice de notre être de se mettre au monde, tout doucement.

 

Plonger en son obscurité intérieur pour y découvrir sa lumière. Le solstice annonce une période d’introspection, de visite en soi pour aller explorer ce qui a été confrontant au cours de cette année pour en extirper la lumière, les ressources, les enseignements… Par ce mouvement vers l’intérieur, en allant chercher en soi, en ses terres parfois sauvages et obscures nous pouvons nous découvrir une force, des ressources jusque-là inconnues ou minimisées et une meilleure connaissance de qui nous sommes et ce que nous voulons vivre en cette vie.

 

Cette fête marque la première journée de l'hiver, la nuit la plus longue de l'année et, par conséquent, la naissance du nouveau Soleil qui illuminera la Terre pour la prochaine année. Sur le plan du christianisme, la naissance du Christ correspond à cette période.


Pour nos ancêtres l'arrivée du solstice indiquait la naissance d'un nouveau cycle solaire, des jours plus longs et l'arrivée des beaux jours. C'était là une occasion de réjouissances. Il faut aussi souligner que c'est une période de l'année où personne ne travaillait aux champs et où les travaux de la ferme étaient réduits à leur minimum.

 

Dans les temps les plus reculés, les adorateurs du soleil allumaient de gigantesques brasiers pour aider et assurer la renaissance du soleil. Un monde d'obscurité où rien de pousserait était leur plus grande peur. Plus tard, on a adjoint à cette tradition la naissance de différents dieux et, avec le temps, les brasiers extérieurs ont fait place à la coutume d'allumer une bûche de chêne dans l'âtre.


Une des plantes associées à Yule est le gui, plante sacrée des druides. Quant à la tradition de décorer des conifères, elle date de l'époque matriarcale où les prêtresses suspendaient des offrandes aux dieux ainsi que des représentations de la lune, du soleil et des étoiles aux branches des pins de leurs sanctuaires.

 

Yule est une époque de réjouissances.

 

En Allemagne Christkind est une sorte de Père Noël féminin. La religion catholique a voulu faire disparaître les festivités païennes en les intégrant dans les fêtes religieuses. De ce fait les déesses ou figures féminines qui étaient célébrées lors des festivités de Yule ont disparu, ou ont été remplacées par des figures masculines ou par des personnages avec des rôles moindres comme des fées ou des marraines fées. En Italie c’est la « Befana » qui apporte les cadeaux et la joie, une sorcière bénéfique. Les personnages des traditions païennes ont souvent été déformées en êtres démoniaques pas l’église monothéiste.

 

Le symbolisme paradoxal des solstices se retrouve également dans la tradition hindoue, tradition en partie héritière des Indo-Aryen. La transition du solstice hivernal se nomme chez eux devayâna (la voie des Dieux) et la transition du solstice estival se nomme pitriyâna (la voie des ancêtres).

 

IMBOLC  1/2 fevrier


1er février de notre calendrier dans l'hémisphère Nord et le 1er août dans l'hémisphère Sud.  Le sens du nom est « lustration » ou « purification », il s’agit donc d’une célébration du retour progressif de la lumière qui prend place à la fin de l’hiver.

On purifiait les demeures et on vouait un culte à Brigit « la brillante », souvent représentée avec une bougie à la main. Déesse du feu, de la poésie, de la sagesse et des moissons.

 


Cette fête pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité. Un rapprochement peut aussi être fait avec la fête romaine des Lupercales, qui avait lieu à la fin de l'hiver.

Sabbat majeur de l’hiver, le 1er ou le 2 février, il est aussi appelé la Chandeleur. C’est une fête de la lumière. Tout matériel de rituel et de sorcellerie acheté, remis à neuf ou consacré en ce jour sera spécialement béni et efficace. C’est le moment idéal pour acheter de nouveaux stocks de chandelles, ou mieux encore, pour en fabriquer soi-même !


L'allongement des jours nous tire de notre sommeil hivernal comme la graine qui perce sa bogue avant de s’élancer vers la lumière. La chaleur fertilise la terre (la Déesse) et fait germer les graines. Dès lors, le printemps fait son apparition. C'est l'une des époques traditionnelles d'initiation et des rituels d'engagement personnel.

C’est le moment d’honorer le féminin sacré. Cette honoration est le pendant  de la fête de Lughnasad (honoration du masculin sacré).

OSTARA aux environs du 21 mars (Equinoxe de printemps)

 

C’est le moment où le jour l’emporte sur la nuit (Le jour d'Ostara, la nuit et le jour ont une durée égale) : les sorciers profitent de l’occasion pour faire des rituels de bénédiction, de purification, de protection et de fertilité. L’élément Feu est à l’honneur durant cette fête, et symbolise la lumière du printemps.

 

Le sabbat d’Ostara a pour but de réveiller les énergies de la nature et de rétablir l’équilibre des forces entre le jour et la nuit. On célèbre un culte au dieu cornu, Cernunnos, on célèbre également l’arrivée du printemps en cueillant des fleurs fraîches et en se promenant pieds nus dans la forêt, et on prépare des festins champêtres composés de fleurs et de plantes.

 

 

Ostara marque le premier jour du véritable printemps. Sortant précipitamment de son sommeil, la Déesse enveloppe la terre de fertilité, pendant que le Dieu se développe et gagne en maturité. Il parcourt les champs verdoyants et se réjouit de la luxuriance de la nature.  

La lumière l'emporte sur les ténèbres; la Déesse et le Dieu poussent les animaux sauvages à se reproduire.

C'est l'époque des commencements, le temps d'agir, de "semer" des incantations pour récolter des grains, de s'occuper des jardins rituels

BELTANE 1 mai


C’est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique, fêtée le 1er mai.
Elle marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire.

Elle est en rapport avec Belenos, Lug et Belisama.


Le principal rituel de Beltane consiste en des feux allumés par des druides où le bétail passait afin qu'il soit protégé des épidémies pour l'année à venir.

La racine indo-européenne bhel* signifie « brillant », « brûlant », « resplendissant », «éclatant » avec ba'al = soleil

 

Belenos représente la lumière solaire ou les rayons solaires qui parviennent à la surface terrestre, alors que Lug, sorte de petit père de la création, représente la lumière stellaire, celle venant de l'ensemble des autres étoiles. Belenos est en quelque sorte diurne, laissant à Lug un rôle plutôt nocturne ou de support caché.

Tous les sanctuaires consacrés à la lumière ou au culte solaire étaient de son domaine, même lorsque leurs élaborations n'étaient point de l'initiative celte, comme par exemple Stonehenge.
 
Cette fête symbolise le mariage du Dieu Cornu avec la Déesse. La Dame Blanche reçoit alors hommages et louanges, et les sortilèges de guérison, de fertilité et de protection ont une puissance supplémentaire en l’honneur de ses noces.

 

A  Beltane,  le jeune Dieu atteint l'âge d'homme. Exalté par les énergies à l'oeuvre dans la nature, il désire la Déesse.Ils tombent amoureux, s'étendent sur l'herbe au milieu des fleurs et s'unissent. La Déesse devient enceinte du Dieu. Les druides célèbrent le symbole de sa fertilité par un rituel.Ce rituel est clairement décrit dans « Les Brumes d’Avallon » de Marion Zimmer Bradley

 

Les feux allumés ce jour-là sont particulièrement bénis et chassent les forces du mal. Cette fête célèbre la joie, l’amour et la sexualité.

 

Beltane, dont le nom est formé de deux mots irlandais, Bel « lumière » et Taine « feu ». Les druides allument des feux sacrés, bénissent le bétail et  font des offrandes aux dieux pour célébrer l’entrée dans la période claire de l’année.  

 

LITHA aux alentours du 21 juin (Solstice d’été)

 

À ce moment de l’année, on fête l’épanouissement de la nature. C’est une excellente occasion de célébrer en plein air.  Litha est aussi le jour idéal pour transplanter et entretenir plantes et herbes magiques dans le jardin.

 

Le sabbat de Litha est une fête de la renaissance et de la fertilité. Il a lieu  lorsque la nature est à l'apogée de sa puissance, il est dédié à Janus et aux dieux et déesses de l’amour et du plaisir.

 

 

La terre nage dans la fertilité de la Déesse et du Dieu. Des feux de joie sont allumés pour favoriser la fertilité, la purification, la santé et l'amour. C'est une période favorable aux pratiques magiques de toutes sortes.

 

 

LUGHNASAD  1 aout


Il marque le début de la fête gaélique de la saison des récoltes, le 1er Août, soit environ à mi-chemin entre le solstice d'été et l'équinoxe d'automne. Le festival lui-même est nommé d'après le dieu Lug.

Il s'agissait de grands rassemblements qui ont inclus des cérémonies religieuses, des concours sportifs rituels.
Les rites religieux incluent une offrande de la première du maïs, une fête de la nouvelle nourriture et de myrtilles, le sacrifice d'un taureau et une danse-jeu rituel.


Lug est une divinité celte associé à la lumière stellaire, complémentaire de Belenos/Grannos associé(s) à la lumière solaire


Le Dieu de la lumière vieillit mais son règne porte fruit, et on célèbre les récoltes, les projets accomplis et les récompenses des efforts passés. C’est un moment idéal pour les sorts de prospérité. La cuisine est à l’honneur pour symboliser la générosité nourricière de la nature.


Cette fête est marquée par des grandes chaleurs, une période de prospérité et  d’abondance. Les druides célébraient une cérémonie d’exaltation de la nature, de la terre, de l’eau et du feu. Le feu purificateur de Lug était symbolisé par des brasiers, des flambeaux et des cierges.

 

Cette fête correspond à la première récolte. Les forces du Dieu décroissent aussi lorsque le soleil se lève toujours plus au sud chaque jour et que les nuits rallongent.

C’est le moment de célébrer le masculin sacré. Cette honoration est le pendant  de la fête d’Imbolc.

 

MABON aux environs du 21 septembre (Equinoxe d’automne)

Ce sabbat mineur marque la fin du règne de la lumière. Les récoltes et la chaleur du foyer permettront de traverser l’hiver.

 

C’est la fête du remerciement, l’Action de Grâce des sorciers, et donc le moment de l’année où les offrandes ont le plus d’impact.

 

À Mabon, on commence à sentir une étrange et puissante magie dans l’air, car un très grand sabbat approche…

 

Le Sabbat de Mabon correspond au solstice d’automne, au-delà duquel les forces de la nature commencent à décliner. Les ombres et les mystères de l’Autre Monde envahissent peu à peu le monde, tandis que l’univers solaire de l’été se mue en monde lunaire de l’automne. Mabon marquent l'achèvement des récoltes.

La nature retire ses dons, se prépare au repos hivernal.

 

«... il est important de se relier aux rythmes et aux cycles de la terre. Tant que nous n’aurons pas compris à nouveau notre lien avec les cycles lunaires, les saisons, les éléments et l’ensemble de la vie, nous ne pourrons transmuter la pollution environnementale. L’harmonie avec les cycles de la terre et les forces de la nature est essentielle, car la déconnexion et le manque d’harmonie créent la maladie.»

Sandra Ingerman Médecine pour la Terre

 

 


Esbats


Les esbats sont les nuits de pleine Lune; il y en a 13 par année. Ce sont des moments dédiés spécifiquement au culte de la Déesse. Traditionnellement, c’était ces nuits-là que les sorcières d’antan se réunissaient informellement, dans la demeure de l’une d’entre elles ou dehors dans les bois, chacune emportant quelques ingrédients ou accessoires selon ses besoins du moment. On profitait alors de l’influence positive de la pleine Lune pour jeter des sorts afin de régler divers problèmes rencontrés durant le dernier mois lunaire. Lorsque aucun sortilège ni rituel ne semblait nécessaire, on se contentait simplement de bavarder au clair de Lune.

On peut profiter de l’appui d’un esbat la nuit exacte de la pleine Lune, évidemment, mais aussi la nuit précédente et la nuit suivante.

 

Merci à toutes les personnes qui ont répertoriées ces précieuses informations dans leurs blogs, sites ou qui me les ont transmises oralement. J’ai aussi rajouté des informations propres à mes expériences.
Cet article est voué à transformations, au fil du temps il sera complété.

 


26/12/2015
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LA FEMME SAUVAGE

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Libre

Assurée

 

Feminissime

Ensorcelante

Méditative

Magique

Equilibrée

 

Sensuelle

Accueillante

Unique

Vivante

Aiguisée

Guérisseuse

Enchanteresse

 

Peu importe ce qui va redonner une étincelle de vie à la part sauvage qui nous habite, ce peut être une maternité, une balade en forêt, la pratique du chamanisme,la pratique artistique, la lecture d’un livre comme celui de Clarissa Pinkola Estès ou toute autre détonateur. Toujours est-il qu’une fois la mèche allumée, il est difficile de faire abstraction de cette appel d’une part de nous-même, même si cela commence par une toute petite voix difficilement perceptible.

 

Ce déclic nous met en lien avec la Nature et nous rend notre connexion, pleine et entière à notre propre nature et aux éléments : la femme sauvage sait se baigner nue dans une rivière ou un lac, elle sait aussi se rouler dans la boue, danser autour du feu et se laisser porter par le vent. Elle est connectée intimement à l’énergie de ces éléments et à ses habitants.

 

Le cycle de la nature, avec ses quatre saisons fait écho à notre propre cycle ou plutôt  à tous nos cycles. C’est ainsi qu’une compréhension s’installe, progressivement, de l’immuabilité de la spirale de vie. Tout meurt pour renaître. Cette compréhension s’installe dans la vie d’une femme sauvage et dans son quotidien et lui permet d’accéder à des expériences profondes de reliance avec l’Univers.

 

Son astre de prédilection est la lune, qui gouverne son cycle intérieur, ses humeurs, son sang et reflète extérieurement les 4 phases de son cycle menstruel (cf Miranda Gray). Elle l’honore et ritualise le rapport qu’elle resserre au fil du temps avec son sang.

 

Les antennes de perception de la femme sauvage sont ses sens. Elle est à l’écoute de l’essence de ses sens. Elle vit tout avec délice, gourmandise, ferveur et attention. Elle se réapproprie son corps et ses sensations. Elle s’accueille extérieurement et intérieurement et goûte avec joie la féerie de la vie.

 

La femme sauvage est libre, indépendante et autonome. Elle trace son propre chemin et exprime son moi profond sans s’occuper des autres et de leurs éventuelles  critiques parce qu’elle sait que toutes les femmes sont uniques et merveilleuses.

 

Gaia


11/11/2015
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Constellations chamaniques ou résolutions constellaires

CONSTELLATION CHAMANIQUE ou RéSOLUTIONs CONSTELLAIREs

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Chaque être humain porte en lui et autour de lui tout un univers.

 

Cet univers est constitué d’un champ d’énergie  qui contient beaucoup de données : les expériences passées, les vies antérieures, tout ce qui concerne la famille et les lignées, les croyances et projections… Cet univers n’est pas visible à l’œil mais est perceptible grâce à notre subconscient.

 

Notre subconscient perçoit une grande quantité d’informations que notre mental ne traite pas intellectuellement, de manière générale, mais qui nous permettent, par exemple, de nous sentir directement des « atomes crochus » avec telle ou telle personne que nous rencontrons pour la première fois ou, au contraire, une aversion incompréhensible.

 

L’être humain émet des vibrations constamment, ce qui fait que nous sommes constamment reliés les uns aux autres. Chacun est fait d’énergie et créateur d’énergie. Ce courant d’énergie constant permet aux informations de circuler dans l’univers et de créer notre réalité.

 

Lorsque nous faisons face à une problématique ou une difficulté, nous voyons la vie au travers du prisme de l’énergie que nous alimentons. Il est possible de changer les vibrations que vous émettez pour changer la réalité dans laquelle vous évoluez. Lorsqu’un humain émet des vibrations basses, il capte les énergies de cette même fréquence. De ce fait il subit sa vie plutôt qu’il ne la crée.

 

Nous pouvons imaginer être à l’image d’un neurone, comme une cellule avec des filaments qui en sortent et se relient à d’autres ou comme sur cette image émetteur de rayons de lumière qui diffusent dans l’univers.

 

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Le principe d’une constellation chamanique participe de la même intention.

 

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Une personne arrive dans le groupe avec une problématique ou un sujet sur lequel elle souhaite des informations résolutoires, c’est le/la constellant(e). Une fois le sujet de la constellation exposée, des personnes présentes vont se voir attribuer un rôle en relation avec le sujet posé. Il s’agit de sortir d’un ensemble de sous-personnalités ou d’un conglomérat d’éléments constitutifs un élément constitutif ou une sous-personnalité du constellant. Autant d’éléments seront représentés que nécessaire, y compris le constellant lui-même.

 

Les personnes qui impersonnent, étant connectées au constellant par les vibrations qu’il émane, peuvent dévoiler, mettre à jour, révéler des informations qui étaient jusqu’à présent cachées dans le « conglomérat » et qui maintenant arrivent à la lumière du conscient.

 

A partir du moment où des éléments du constellant sont mis en scène, une scène se joue ou se re-joue devant les yeux du constellant qui regarde sa vie comme une pièce de théâtre représentant ses croyances, ses expériences, ses projections…

 

Etant donné que le constellant porte toutes les raisons et toutes les solutions en lui, les différents éléments vont en ayant le droit de s’exprimer au grand jour, avancer vers une résolution.

 

Une constellation est  résolutoire pour toutes le personnes en présence et non seulement pour le constellant. Chaque participant au groupe, qu’il soit spectateur ou acteur va avoir accès à des prises de conscience importantes le concernant.

 

Gaia

 


09/11/2015
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Unissons le masculin et le féminin sacré

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UNISSONS LE FEMININ ET LE MASCULIN SACRE

 

Je sens chez un certain nombre de personnes autour de moi une grande vague d’incompréhension, voire de méfiance et d’amalgame lorsque j’évoque le retour du féminin sacré, de la puissance du féminin et de la place juste de cette puissance sacrée dans la vie de tous les jours et surtout dans les rapports des femmes aux hommes  et vice-versa.

Lion de moi l’idée de prôner une lutte de pouvoir. Après plus de deux mille ans de paternalisme, de misogynie, d’écrasement des femmes par les hommes il est compréhensible d’avoir vu se soulever un vent de féminisme. Ceci ne doit pas être confondu avec le retour du féminin sacré.

Dans les premiers temps de l’histoire humaine il est facilement envisageable de penser que le divin était représenté par une figure féminine.  Nous pouvons l’appeler la Grande Déesse, celle qui engendre, qui possède le grand secret de porter et de donner naissance aux descendants. La femme fut certainement érigée au rang des personnes les plus importantes et les plus puissantes des groupes d’humains des premiers temps du fait qu’elle portait la vie. Les humains de l’époque, perdus dans les mystères de la procréation, n’avaient pour seule perception tangible que le ventre de la femme qui s’arrondit, puis délivre un petit.

Avec quelques compréhensions et connaissances supplémentaires sur le processus de fécondation, le rôle du masculin dans la création par l’apport de sa semence, l’aura du féminin a certainement perdu de sa magie et de sa puissance.

Imaginons un monde où le pouvoir est détenu par la partie humaine de sexe féminin, comme chez les amazones. Les hommes sont réduits à de simples pourvoyeurs de semence et sont littéralement réduits à néant après leur devoir accompli. Cela n’est pas sans rappeler l’union des mantes religieuses. Est-ce un meilleur comportement envers le sexe opposé que celui de certains intégristes de différentes religions envers les femmes ?

Certes ce piédestal féminin n’a peut-être pas été cherché avidement par les premières femmes mais elles l’ont occupé. Dans chaque groupe humain où un pouvoir est acquis par opposition à une autre partie du groupe nous constatons des abus. Cette hypothèse ne doit pas être écartée. La suprématie et le pouvoir dévoient tout, y compris les meilleures intentions.

Un équilibrage fut-il tout simplement nécessaire ? C’est ainsi que je m’explique le basculement, et donc l’arrivée du Dieu masculin unique, vengeur, culpabilisant et dévalorisant pour le féminin.

Les hommes actuels qui perpétuent cette vision de la femme savent-ils seulement pourquoi ils le font?

N’oublions pas, non plus, que de tout temps, le féminin fascine par les caractéristiques de son plaisir. Une femme, bien dans son corps et dans son sexe, qui connait parfaitement bien sa jouissance devient effrayante pour un humain masculin, tant il peut se sentir diminué devant tant de puissance et de dilatation énergétique.

Finalement, il se pourrait que la guerre du féminin et du masculin ces derniers siècles soit liée à la puissance de la jouissance féminine. Comment contenir un tel tsunami ? Comment ne pas se sentir tout petit en comparaison ? Quelle autre meilleure défense que l’attaque et la contrainte ?

En regardant l’iconographie des déités féminines au cours de siècles, nous pouvons nous rendre compte que les valeurs positives du pouvoir féminin ont toutes été dévoyées par la transformation négative des valeurs du féminin. Les femmes puissantes, les guérisseuses, les femmes qui possédaient un savoir médical ont été au fil du temps montrées du doigt comme étant des sorcières. Lilith, première femme créée à l’égal d’Adam a été expulsée de l’Eden et diabolisée pour devenir un démon dans l’iconographie courante.

La peur génère la méfiance et l’attaque. Que se passerait-il si un homme reconnaissait en lui-même ces valeurs dites féminines et si une femme reconnaissait et accueillait pleinement les valeurs masculines qu’elle peut incarner ? Ne deviendrait-on pas entiers ?

Le féminisme pur et dur, les chiennes de garde et autres groupements féministes sont certes nécessaires pour rétablir un équilibre mais ne sont pas, selon moi, la réponse à tant d’agressivité de part et d’autre. La paix et non la guerre et l’opposition est ma vision de la solution.  Il me semble que tout ce que l’on entend sur les « hommes » et les « femmes »  perpétue une opposition vaine. C’est comme si nous opposions la valeur du côté face et du côté pile d’une pièce de monnaie. Les deux sont nécessaires à la valeur de la pièce. Le féminin et le masculin sont deux énergies différentes et complémentaires. L’un ne va pas sans l’autre.

Accueillir l’autre tel qu’il est, c’est reconnaitre que l’autre est différent dans son énergie, ses façons d’être et de faire et d’accueillir ces mêmes facettes en soi.  Si le féminin rejette le masculin (ou l’inverse) cela revient à nier l’autre en face de soi mais aussi à nier une part de soi-même. Il est indéniable que nous possédons tous des caractéristiques dites « féminines » ou « masculines » dans notre psyché. C’est ce qui fait notre richesse et notre beauté.

Je trouve ridicule de ne valoriser qu’un aspect de sa personne. Pourtant c’est aussi la voie que les grandes religions monothéistes nous ont montré. J’ai réalisé lors de mon parcours que les catholiques ont réduit le féminin à l’archétype de la Mère (Marie) et le masculin à l’archétype du Fils (Jésus). Comment pouvons-nous faire en sorte que le couple masculin/féminin fonctionne ?

Un couple masculin/féminin ne fonctionne que si tous les archétypes sont exprimés dans son expérience : enfant / parent / ami / amant / frère-sœur …. Il faut de tout pour construire une relation riche et pleine.

Je tiens à préciser que je n’exclue pas les couples homosexuels de cette dynamique puisque chaque humain possède à l’intérieur de lui-même une partie féminine (l’anima) et une partie masculine (l’animus). L’anima et l’animus sont des termes que Jung employait pour parler de sa théorie d’individuation : pour lui, un être était abouti si au terme de son travail personnel il avait atteint un équilibre réalisé entre ces deux polarités.

Je parle ici d’union, de reconnaissance mutuelle de l’apport des deux énergies et puissance à l’humain qu’il soit féminin ou masculin. Le fait de ne prôner qu’une partie de l’humanité comme étant la plus puissante ou la meilleure fait que nous ne reconnaissons pas en nous-même cette autre moitié.

Pensez-vous qu’un homme ne doive être que fort, rationnel, volontaire, courageux, déterminé, actif, musclé, protecteur … ? Et une femme fragile, douce, tendre, attentionné, dévouée, sensible, maternelle, pudique, naïve, patiente… ? N’est-ce pas carrément réducteur ? D’autant plus, que pour reprendre l’image précédemment utilisée de la pièce de monnaie, une face cache une autre face et que ces « qualités » peuvent vite se retourner en « défauts » sous l’effet du rejet. La fragilité devient de la faiblesse, l’attention de la curiosité, la force de la violence et la protection de la domination, pour ne citer que quelques exemples.

En fait tout dépend du prisme par lequel nous regardons l’autre. Et bien sûr, nous ne regardons l’autre qu’au travers de ce qui nous a été inculqué. Apprenons à changer nos regards, nos valeurs et à aller l’un vers l’autre pour découvrir d’autres facettes de nous-mêmes. Nous en sortirons grandis et plus riches, puisque nous pourrons nous exprimer avec un langage plus étendu que celui que nous avons utilisé jusqu’à présent.

Est venu le temps de sortir de cette opposition et d’allier les deux énergies pour découvrir une puissance encore supérieure. L’alliance du féminin et du masculin à l’intérieur de nous-même, qui permet un meilleur équilibre. Une fois cet équilibre atteint à l’intérieur de soi, il n’est plus nécessaire de chercher ce qui nous manque à l’extérieur, en l’autre. Nous possédons tout et nous sommes tous plus forts.  C’est une solution gagnant-gagnant. Alors commence un autre type de relationnel.

Voici une illustration du gain que nous pouvons obtenir à avancer ensemble :

 

 

 

 

 alliance.jpg

 

 

 

 

En ces temps de célébration, même la Terre nous parle de cet équilibre puisque dans l’hémiphère nord nous célébrons la Samhain (l’entrée dans la saison sombre et l’exploration de nos ombres) alors que dans l’hémisphère sud, ils célèbrent Beltane (l’entrée dans la saison claire et le renouveau, la renaissance) !

 

Gaia


02/11/2015
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Une interview par un étudiant journaliste réalisé en septembre 2015


09/10/2015
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Honorer les premières et les dernières lunes

                                    

La vie d’une femme est balisée par des cycles. Une fois réglée, une jeune fille va vivre dans son corps un cycle tous les mois en accord ou pas avec la lune. Le fait que notre vie de femme soit désormais perturbée par l’utilisation de la pilule fait que notre corps ne se cale plus vraiment sur le cycle naturel de la lune. Si le corps est libre de vibrer naturellement, il est normal que toutes les femmes qui habitent sous le même toit aient leurs lunes en même temps. C’est d’ailleurs pour cela que les tentes rouges*** permettaient aux femmes d’une même famille ou tribu de se retrouver lors de la nouvelle lune dans un lieu sans hommes, à célébrer leur sang menstruel.

Cette ritualisation du cycle permettait aussi aux jeunes filles d’accueillir avec joie l’arrivée de leurs premières lunes, ce qui les autorisait à rentrer dans le cercle des femmes et d’aborder une nouvelle étape du cycle plus étendu dans le temps, qui va englober la totalité de la vie.

Au cours d’un cycle, quel qu’il soit,  on peut distinguer trois phases : avant, pendant, après. Ce cycle se répète chaque mois dans la vie d’une femme réglée (préparation/maturation, ovulation, lunes) et est englobé dans un cycle plus vaste : enfance (maturation), puberté et vie féconde (enfantement), ménopause et retour à la vie inféconde. En ce sens il semble important de ritualiser l’entrée et la sortie qui confirmera l’arrivée et l’arrêt du cycle des lunes chez la femme.

En des temps révolus, une jeune fille qui avait ses lunes pour la première fois savait qu’elle rentrait dans l’âge adulte, allait pouvoir se marier et concevoir. Il s’agissait d’une porte importante dans sa vie et une fête pouvait lui être consacrée. Pour lire un exemple de rituel lié à ce passage allez consulter cette adresse : http://www.celebrerladeesse.net/rahil-la-danse-des-menstruations.html

Notre société ne fonctionnant plus ainsi, la ritualisation est tombée et nombre de femmes sentent à présent à quel point il est important de recommencer  à  honorer les premières lune(s) de leurs fille(s). Peu importe la manière dont vous vous y prendrez pourvu que cela marque l’étape comme un pas franchi : cérémonie avec cadeau, sortie au restaurant entre femmes (mère / fille, sœurs, grand-mère…), il suffit juste de mettre la jeune fille à l’honneur et lui montrer qu’elle fait désormais partie du cercle des femmes.

Quelle différence et quelle fierté cela engendre, plutôt que de vivre son cycle menstruel comme une calamité chaque mois, et de vivre l’arrivée de ses lunes comme une punition.

Dans la même optique, nombre de femmes vivent l’arrêt de leur cycle comme la perte de leur féminité alors qu’il s’agit, en fait, d’une étape merveilleuse qui signe l’entrée dans l’âge mûr, celui du respect et de la sagesse, et de la reconnaissance d’un savoir acquis tout au long d’une vie.

Cette période post-ménopause permet à la femme de cultiver son intériorité et sa reliance au féminin divin dans sa maturité. Elle est sortie du cycle mensuel et peut aborder une phase de vie plus douce, plus linéaire, plus tranquille.

Quoi de plus naturel, dans ce cas, que d’envisager un rituel, une fête pour honorer ce passage aussi ?

Nos sociétés occidentales ont eu trop tendance à dévaloriser la nature et tout ce qui va avec, à vouloir la contraindre et ne pas la respecter. Il est désormais temps de revenir à plus de sagesse et d’écoute, et d’honorer par des rituels simples et joyeux les différentes étapes de vie qu’une femme peut traverser.

 

 

*** cf Anita Diamant La tente Rouge (roman) qui raconte l’histoire de la fille de Jacob.


03/07/2013
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honorer ses lunes

                                

 

Les femmes sont extrêmement liées à la nature et à l’ordre cosmique naturel puisqu’elles vivent dans leur corps un rapport cyclique au temps qui se manifeste par l’accueil des lunes tous les mois pendant une grande partie de leur vie. Ce rapport au temps diffère complètement du rapport linéaire que notre société a adopté depuis quelques générations en se coupant du rapport à la terre et à ses fruits.

En ce sens elles peuvent se connecter plus finement avec la nature qui les entoure. Elles savent, parce qu’elles vivent au plus intime de leur corps, dans leur profondeur, la réalité d’un cycle qui inclut, comme tout cycle, une gestation, une naissance et une mort.

Les lunes sont loin d’être ce que notre société actuelle appelle trop souvent de par le monde du « sang impur ». C’est en fait le résultat d’un nettoyage corporel et énergétique, l’aboutissement d’un cycle qui se renouvelle tous les mois.

Il est donc important de ritualiser l’arrivée de ses lunes et de les accueillir comme une fête qui va nous permettre de nous connecter encore plus intimement avec la nature.

Au moyen orient et dans d’autres parties du monde, les femmes de toute culture se sont aménagées un espace physique et temporel pour se retrouver ensemble au moment de leurs lunes dans ce que l’on peut nommer des « tentes rouges » ***. Lors de ces moments partagés entre femmes elles avaient et ont l’occasion de partager et de transmettre les mystères féminins et de rentrer pleinement en contact avec le féminin sacré.

Chacune peut se créer son rituel en fonction de ses affinités ou se laisser inspirer par des rituels déjà existants. Cependant il est important de respecter le fait que les lunes annoncent un temps d’introspection et de repos pour la femme. Je vous conseille donc de vous ménager à cette période et de vous mettre pleinement à l’écoute de votre corps et de son ressenti, et surtout de vous faire plaisir.

Pour honorer la nature il est possible de faire don de son sang à un arbre avec lequel vous avez des affinités particulières. Ceci permettra de vous reconnecter pleinement à notre mère la terre par le chakra racine lors de l’offrande.

Le sang menstruel peut servir à de nombreux rituels et je vous encourage à trouver le vôtre. Reconnectez-vous à votre corps, votre ressenti, votre nature féminine profonde et laissez venir, sans crainte, sans honte, avec la joie au cœur et au ventre l’action ou les actions que vous avez envie de mettre en œuvre lors de l’arrivée de vos lunes. Cette connexion que vous allez recréer avec votre intimité n’a pas de prix et vous ouvrira des portes vers la découverte de votre féminin sacré.

« Devenir prêtresse c’est explorer son monde intérieur » M. Gray **

Personnellement, le jour où mes lunes arrivent, mon rituel consiste à allumer une bougie et tirer une carte du jeu Féminitude**** pour me donner le fil conducteur, la coloration du cycle qui démarre. Je prends ensuite le temps de bien lire les explications de manière à orienter mon attention pour les jours à venir, tout en faisant le bilan du cycle précédent. J’ai aussi un arbre auquel je vais faire offrande et je m’attache à prendre note consciencieusement des rêves qui me sont offerts dans cette période.

J’ai longtemps souffert de règles douloureuses qui m’empêchaient de voir la beauté de ce cadeau qui nous ai fait tous les mois jusqu’à ce que je lise ce passage dans  Le Pouvoir du Moment Présent d’ Eckhart Tolle :

« Lorsque vous savez que vos menstruations approchent, avant même de ressentir les signes avant-coureurs de cette tension prémenstruelle, c’est-à-dire l’éveil du corps de souffrance collectif des femmes, restez vigilantes et habitez votre corps aussi totalement que possible. Quand le premier signe fait son apparition, soyez suffisamment alerte pour « l’attraper » avant qu’il ne prenne le dessus. (…) Quel que soit le premier signe, saisissez-le avant qu’il ne prenne le contrôle de vos pensées ou de votre comportement. Autrement dit, dirigez toute votre attention sur lui. (…) En même temps, soyez celle qui reconnaît ; soyez consciente de votre présence et sentez-en la force. (…) Restez vigilante et attendez que se présente le prochain signe du corps de souffrance. Quand il apparaît, saisissez-le encore une fois comme vous l’avez fait auparavant.

Par après, quand le corps de souffrance est totalement sorti de son état latent, il se peut que vous ressentiez un certain tumulte en vous pendant un bout de temps (…) Quelle que soit la forme que cela prend, restez présente. Accordez-lui votre attention totale. Observez le tumulte en vous. Reconnaissez qu’il est là. Appropriez-vous cette reconnaissance et imprégnez-vous-en. Et rappelez-vous ! le corps de souffrance ne doit pas se servir de votre esprit et prendre le contrôle de vos pensées. Observez-le. Sentez son énergie directement à l’intérieur de votre corps. Comme vous le savez, attention totale égale acceptation totale. Par conséquent, quand il y a une attention soutenue et donc acceptation, il y a transformation. (…) Les menstruations seront alors non seulement l’heureuse et satisfaisante expression de votre féminité, mais aussi un moment sacré de transformation, un moment où vous donnerez naissance à une nouvelle conscience. Votre véritable nature peut alors rayonner, aussi bien dans l’aspect féminin de la Déesse que dans l’aspect transcendantal de l’Etre divin que vous êtes au-delà de la dualité féminin-masculin ».

Je vous souhaite de joyeuses lunes.

** Miranda Gray, La Femme Lunaire, Jouvence

*** cf Anita Diamant La tente Rouge (roman) qui raconte l’histoire de la fille de Jacob.

**** Monica Grande, Féminitude, Le Souffle d’Or

***** Eckhart Tolle, Le Pouvoir du Moment Présent, Ariane


26/06/2013
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Honorer la lune


La lune est l’astre auquel la femme est le plus relié. Lorsque le corps réponds correctement à son influence, les « règles » ou lunes (comme les nomment les amérindiens) sont calées sur la nouvelle lune ou la pleine lune. Le cycle de la lune est de 28 jours comme l’est un cycle ovarien correctement calibré.

Il est intéressant d’observer si notre cycle est calé sur la pleine lune ou sur la nouvelle lune, tout en sachant que les cycles peuvent s’inverser et passer de l’un à l’autre. Lorsqu’une femme ovule à la nouvelle lune et accueille ses lunes à la pleine lune M. D. Piontek* appelle ceci le « cycle de la lune rouge » ou « cycle de la femme sage ». Elle conseille dans ce cas d’utiliser son énergie sexuelle pour la croissance spirituelle. Dans le cas inverse (ovulation en pleine lune et lunes à la nouvelle lune), elle parle de « cycle de la lune blanche » ou « cycle de la bonne mère ». Ce cycle est celui de la création matérielle. Aucun jugement de valeur n’est à porter sur cette réalité.

Il est courant d’associer la nouvelle lune avec l’idée de nettoyage puisqu’il s’agit d’un début de cycle. La pleine lune est le milieu du cycle lunaire, moment à partir duquel elle décroit jusqu’à disparaître, donc où sa lumière est la plus forte.   

J’ai pour habitude d’honorer les deux phases de lune de la façon suivante :

-          Nouvelle lune : je pose un verre d’eau de source dans un verre non décoré sur le rebord de la fenêtre pour qu’il prenne l’énergie de la lune toute la nuit et je le bois au matin en conscience et en remerciant la lune de ses bienfaits. J’en profite aussi pour nettoyer mes pierres et mes bijoux en les exposant à la lumière de la nouvelle lune. Un nettoyage plus profond peut être fait en déposant les pierres et bijoux dans un verre d’eau salé.

-          Pleine lune : je pose aussi un verre d’eau de source dans un verre non décoré sur le rebord de la fenêtre pour qu’il prenne l’énergie de la lune toute la nuit et je le bois au matin en conscience et en remerciant la lune de ses bienfaits. J’en profite aussi pour recharger mes pierres et mes bijoux en les exposant à la lumière de la pleine lune.

Dans les deux cas vous pouvez laisser les volets et les rideaux de votre chambre entr’ouverts pour profiter de l’énergie de la lune toute la nuit. Mais faites-le de préférence au moment de votre ovulation donc à l’un OU l’autre moment.

N’hésitez pas à observer vos cycles par rapport aux cycles de lune ainsi que vos humeurs, vos rêves et vos ressentis corporels. Prenez-en note. Ces observations vous apporteront de précieux renseignements sur vous et vous aidera à mieux connaitre votre nature féminine lunaire.

Fabriquez-vous vos propres rituels, ré-appropriez-vous une dimension sacrée qui vous appartiens.

Par exemple, les soirs de pleine lune si vous avez un endroit extérieur vous pouvez prendre une douche ou bain de lune. Il suffit pour cela de s’ancrer profondément par les pieds, debout, et d’accueillir l’énergie de la lumière de la lune par le sommet du crâne, d’abord comme une douche : la lumière glisse sur la peau, puis comme une douche interne. Imaginez bien la lumière glisser dans chaque recoin de votre corps avant d’en sortir par votre vagin et de s’écouler jusqu’au sol.

 

             

 

* Maitrey D. Piontek, Les Secrets de la Sexualité Féminine, Le Courrier du Livre

** Miranda Gray, La Femme Lunaire, Ed. Jouvence

 


15/06/2013
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